MDC/ONTD/MENFOP La pratique du canoë kayak : Un moyen d’insertion professionnelle pour des jeunes déscolarisés

L’office national du tourisme de Djibouti (ONTD) a procédé au lancement d’une formation en canoë kayak, mercredi 5 avril dernier sur la plage du Héron. L’initiative rentre dans le cadre du programme d’appui de l’ONTD visant l’insertion professionnelle des jeunes déscolarisés.  L’événement a vu la participation du ministre délégué au Commerce, Hassan Houmed Ibrahim, du ministre de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle, Moustapha Mahamoud Mohamed, et du directeur de l’ONTD, Osman Abdi Mohamed.

On assisté au commencement d’une formation de 2 mois sur la pratique et la maîtrise du canoë kayak, hier sur la plage du Héron. L’initiative émane de l’office national du tourisme de Djibouti(ONTD). Elle jouit du soutien du Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle(MENFOP), et du Ministère délégué au Commerce.

Le lancement de cette première journée de formation a regroupé sur place le ministre de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle, Moustapha Mahamoud Mohamed, le ministre délégué au Commerce, Hassan Houmed Ibrahim, le directeur de l’ONTD, Osman Abdi Mohamed, et les apprenants au nombre de 12 qui sont des jeunes déscolarisés.

Pour les néophytes, le kayak est un petit bateau étroit et propulsé au moyen d’une palette à double patte. Il est fabriqué en fibre de verre, en kevlar, ou en plastique. Il existe plusieurs types de kayaks conçus pour des utilisations spécifiques. La pratique du kayak « sit-on-top » est fortement recommandée aux amateurs à Djibouti. Car celui-ci est ouvert sur le dessus et très stable. Il est le plus approprié pour faire de la pêche, la plongée sous-marine, l’excursion, et la relaxation générale. Il ne consomme pas de carburant, et donc ne pollue guère l’environnement. D’où l’engouement qu’il pourrait susciter parmi les opérateurs et clients d’écotourisme.

La projection souligne l’intérêt de la présente formation dispensée par un expert de nationalité américaine diplômé de la fédération internationale de kayak. D’une durée de 2 mois et demie, cette session de formation comprend deux modules.  Le premier porte sur l’introduction aux éléments essentiels du kayak de mer et l’enseignement des aspects pratiques  aux pagayeurs novices afin qu’ils puissent le manipuler de manière sûre et agréable dans un environnement marin. Après leur réussite au test de validation de ce module, les débutants vont entamer la pratique du kayak sur les eaux d’une hauteur d’un mètre. Ce faisant, ils sont appelés à s’approprier les abécédaires de la maîtrise du kayak et les techniques de secourisme en mer.

Dans ces conditions réunies, les pagayeurs pourront transmettre le savoir-faire acquis aux touristes étrangers désireux d’aller à la découverte des requins baleines, de faire de la pêche ou la randonnée sur nos eaux maritimes. Or, il n’existe à ce jour à Djibouti qu’une seule société étrangère qui offre aux touristes des services limités dans ces segments d’activités.  Le constat nous conforte en une idée, celle que le kayak serait un moyen de diversification de l’offre du tourisme local. Il serait aussi un outil d’insertion professionnelle de jeunes djiboutiens en quête d’emplois dans le secteur touristique.   C’était du moins la conviction affichée du ministre délégué au Commerce. M. Hassan Houmed Ibrahim a précisé que cette formation s’inscrivait dans le cadre de la lutte contre le chômage et la précarité des jeunes nationaux sans qualifications.  « Cette formation permettra aux jeunes déscolarisés de trouver des emplois dans le secteur du tourisme, tout en contribuant à  la diversification de l’offre touristique », a-t-il déclaré aux micros des professionnels des médias nationaux.

On retrouvait une logique similaire dans les propos tenus par le ministre de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle. « Cette initiative permettra aux jeunes bénéficiaires de saisir de nouvelles opportunités d’emplois dans le domaine du tourisme »,  a affirmé M. Moustapha Mahamoud Mohamed. Pour sa part, le directeur de l’ONTD a rappelé  que la pratique du canoë kayak est une activité physique de loisir ou sportive. Elle nécessite le recours aux embarcations propulsées avec de la pagaie, notamment le canoë ; le kayak, le raft, ou la pirogue. Elle  est également considérée  comme un  « sport de pagaie ».

Le canoë-kayak se pratique comme un loisir, tel que le tourisme nautique, ou une discipline sportive lors des compétitions dans les milieux marins.

La sécurisation de cette activité implique la maîtrise du bateau, le suivi d’un entraînement technique et physique, la bonne connaissance au préalable des conditions du parcours.  «Tout en formant ces jeunes au canoë kayak ; l’office national du tourisme va aussi leur offrir l’occasion de mieux connaître leur pays. Ils pourront ensuite servir de guides auprès des touristes venus découvrir les sites pittoresques et la faune dans les profondeurs de nos eaux territoriales », a souligné en substance M. Osman Abdi Mohamed.

N. Kadassiya